En effet, après Marseille en 1997, qui fut la première Ecole de la Deuxième chance créée en France, toutes les écoles s'appuient sur un partenariat public, pour l'essentiel les collectivités locales et territoriales, mais aussi sur les entreprises par le biais notamment - mais pas seulement - des chambres consulaires.
Car une E2C, c'est un projet social mais aussi économique au sens où elle cherche à agir sur une double contradiction, qui se révèle lourde de dangers. D'une part, des milliers de jeunes, notamment dans les quartiers défavorisés, sortent de l'école sans diplôme ni qualification, avec le risque que nombre d'entre eux ne réussissent jamais à intégrer le marché du travail. D'autre part, dans de nombreuses filières et métiers, les entreprises ne trouvent pas, ni qualitativement, ni quantitativement, les salariés qui répondent à leurs attentes. Ce dernier phénomène s'aggrave par l'effet de la courbe démographique. Avec les E2C, il y a donc une tentative pour, d'une part, aider des jeunes à résoudre leurs difficultés d'accès à l'emploi, et d'autre part, répondre à une attente des entreprises.
